Instaurer la sécurité dans la bioéconomie : lutter contre le harcèlement sexuel au travail

Objectif principal

Assurer une meilleure sécurité et inclusion dans les milieux de travail de la bioéconomie canadienne en fournissant aux employeurs des outils pratiques et des cours de formation visant à reconnaître, à prévenir et à traiter le harcèlement sexuel au travail.

Plus précisément, cette initiative vise à :

  • Informer les employeurs de leurs responsabilités légales en matière de harcèlement sexuel au travail.
  • Aider à l’élaboration et à l’adoption de politiques de travail inclusives et tenant compte des traumatismes.
  • Accroître la sensibilisation au fait que le harcèlement sexuel touche de manière disproportionnée les personnes issues de groupes en quête d’équité.
  • Offrir aux employeurs un programme de formation prêt à l’emploi pour les aider à instaurer une culture de respect qui attirera et mobilisera les meilleurs talents aux antécédents divers.

Durée

Du 7 janvier 2025 au 31 mars 2027

Description de l’initiative

Le harcèlement sexuel au travail est un problème grave qui menace le bien-être des personnes employées et porte atteinte à la culture du milieu de travail. Dans la bioéconomie canadienne, cette initiative comblera une lacune importante, car 80 % des employeurs sont des PME et 70 % n’ont pas de service RH formel.

Dans le cadre de cette initiative nationale, BioTalent Canada, en partenariat avec Borden Ladner Gervais (BLG), lancera deux programmes de formation en ligne bilingues, spécialement conçus pour les employeurs de la bioéconomie. Les cours de formation :

  • expliqueront en termes clairs et adaptés aux employeurs en quoi consistent les lois sur le harcèlement sexuel au travail;
  • offriront des conseils pour élaborer des politiques tenant compte des traumatismes et des diversités culturelles basées sur les principes d’ACS PLUS;
  • fourniront des scénarios et des stratégies réalistes pour prévenir le harcèlement et soutenir les personnes touchées;
  • aideront les employeurs à mettre en œuvre des solutions pratiques, même s’ils n’ont pas de service RH.

BioTalent Canada espère convaincre au moins 350 employeurs de suivre cette formation et vise à ce que 85 % d’entre eux acquièrent une meilleure compréhension de leurs responsabilités légales. Elle souhaite également que 70 % des employeurs participants adopteront des politiques de travail intégrant les meilleures pratiques apprises dans les cours de formation ou modifieront leurs politiques existantes en ce sens.

Cette initiative ne veut pas seulement amener les employeurs à se conformer à la législation : elle vise surtout à renforcer la confiance, la sécurité et le respect dans les milieux de travail.

Besoins de l’industrie

La bioéconomie connaît une croissance fulgurante. Cependant, elle aura besoin de 65 000 travailleurs additionnels d’ici 2029. Par conséquent, il est essentiel de recruter davantage dans des bassins de talents plus larges et diversifiés pour combler ce manque et demeurer concurrentiels – notamment les femmes, les jeunes, les personnes racisées, les Autochtones, les personnes handicapées et les membres de la communauté 2SLGBTQI+.

Toutefois, les personnes issues de ces groupes sont souvent plus susceptibles d’être exposées à du harcèlement sexuel au travail, ce qui constitue un obstacle au recrutement et à la mobilisation. Pour de nombreux employeurs, il est difficile de traiter des problèmes complexes comme le harcèlement, particulièrement pour les PME et les entreprises qui n’ont pas de service RH.

La présente initiative cherche à alléger ce fardeau. Elle offre un soutien pratique, accessible et pertinent pour aider les employeurs :

  • à instaurer le respect et l’inclusion dans le milieu de travail;
  • à attirer et à mobiliser des talents issus de groupes sous-représentés;
  • à démontrer leur leadership en matière de sécurité au travail.

En participant à cette initiative, les employeurs ne se contentent pas de gérer les risques : ils investissent dans leur personnel et leur réussite future.

Vous aimeriez soutenir cette initiative ou en savoir plus sur son importance? Écrivez à Adriana Saenz à l’adresse [email protected].

 

Cette initiative est financée par le ministère de la Justice Canada.