Info-bio

Source: (Séquençage des Données - Les ressources humaines : moteurs de la bioéconomie canadienne - Rapport d'information sur le marché du travail 2013)

Secteur d'activité

  • Changements : La bioéconomie canadienne a subi de nombreux changements ces dernières années, qui ont été à l'origine d'une redéfinition du secteur.
  • Répartition par région : En 2008, plus de la moitié (60,3 %) des entreprises canadiennes de biotechnologie étaient originaires des provinces de l'Ontario et de l'Ouest, mais ce chiffre est désormais de 57,6 %. D'importants changements régionaux ont eu lieu dans la province de Québec (baisse de 10,3 %) et dans les provinces de l'Atlantique (hausse de 3,6 %).
  • Âge des entreprises : Bien que la majorité des nouvelles entreprises soient originaires de l'Ouest (23,4 %) et de l'Ontario (22,4 %), les Prairies affichent le plus gros pourcentage d'entreprises créées depuis plus de 25 ans.

Aspects financiers

  • Revenus : Plus de la moitié des sociétés réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 250 000 $ par an, tandis que 38,1 % génèrent un produit inférieur ou égal à 249 000 $.
  • Âge et revenus : Les sociétés dont le revenu brut total (RBT) est supérieur à 1 M$ ont tendance à être plus anciennes (plus de 15 ans d'activité), tandis que les sociétés dont le RBT est inférieur à 1 M$  ont généralement moins de 15 ans.
  • Sous-secteur et revenus : La proportion la plus importante de sociétés déclarant un RBT supérieur ou égal à 1 M$  se situe dans les secteurs de la bioénergie et de la biotechnologie agricole, tandis que la proportion la plus importante de sociétés déclarant n'avoir pas encore réalisé de revenus se situe dans les sous-secteurs de la biosanté (22,9 %) et des produits bioindustriels (22,2 %).
  • Activités de biotechnologie et revenus : La proportion des sociétés dont le RBT est inférieur à 1 M$  et qui allouent plus de 70 % de leur budget à des activités liées à la biotechnologie a chuté de 70,8 % à 53,4 % entre 2008 et 2013.

Dotation en personnel

  • Pénuries de compétences: Les pénuries de compétences demeurent problématiques. 33,2 % des sociétés signalent des pénuries de personnel, ce qui n'est guère mieux que les 34,4 % signalés en 2008. Parmi ces sociétés, 40 % constatent une répercussion négative sur leurs activités, aussi bien dans les petites que dans les grandes entreprises.
  • Compétences essentielles : 93,1 % des sociétés estiment que les compétences interpersonnelles occuperont une place essentielle à l'avenir, suivies de près par les compétences en développement d'affaires pour 91,7 % des sociétés, puis les compétences en gestion et en direction pour 89,1 % des sociétés.
  • Postes vacants : Depuis 2008, le nombre de sociétés signalant des postes vacants en biotechnologie a diminué de 9,1 %.
  • Postes à pourvoir – Autres que cadres supérieurs : La proportion la plus importante de postes vacants, visant autant le personnel de supervision diplômé que le personnel non diplômé, se situe dans les domaines de la fabrication, de l'assurance de la qualité, de la distribution et de la recherche et développement.
  • Postes à pourvoir – Cadres supérieurs : Les postes vacants pour les cadres supérieurs ou les fonctions de direction sont plus nombreux dans les domaines de la recherche préclinique, juridiques et de la propriété intellectuelle ainsi que du développement d'affaires.
  • Roulement du personnel : Les taux de roulement du personnel à tous les niveaux hiérarchiques ont diminué entre 2,5 % et 11,6 % depuis 2008.
  • Mobilité de la main-d'œuvre : 34,1 % des employés qui quittent leur emploi pour un poste dans une autre région déménagent en Ontario. Les deux autres régions les plus populaires sont les provinces des Prairies et de l'Ouest (12,2 % chacune), suivies par les États-Unis (9,8 %) et les provinces de l'Atlantique (7,3 %).
  • Diversité : Les chiffres indiquent que les sociétés emploient moins de femmes (baisse de 11,5 % par rapport à 2008), d'Autochtones (baisse de 13,2 %), de personnes présentant un handicap (baisse de 14,3 %) et de professionnels formés aux États-Unis (baisse de 7,3 %). Le recrutement de professionnels formés à l'étranger (PFE) a également diminué de 6,7 % malgré le fait que 51,8 % des sociétés déclarent qu'embaucher des PFE améliore les capacités d'innovation.
  • Formation : 64,7 % des sociétés dispensent des formations à leurs employés, en baisse par rapport aux 72,8 % en 2008.
  • Impartition: Le recours a l’impartition a augmenté dans toutes les régions (63,2 % en 2013 contre 55 % en 2008), hormis en Ontario, où elle a diminué de 5,7 %. Les compétences les plus imparties restent celles relatives aux activités juridiques et à la propriété intellectuelle, qui sont passées de 59 % à 74,2 %, tandis que les ressources humaines constituent le domaine le moins imparti, avec tout de même une légère hausse (23,6 % contre 20,2 %).

 

Employés à temps plein (ETP)

  • Moins de 50 ETP : La grande majorité des sociétés (80,7 %) embauchent moins de 50 ETP, ce qui reste similaire aux données de 2008 (81,2 %).
  • Moins de 10 ETP : Le nombre de sociétés embauchant moins de 10 ETP a largement augmenté entre 2008 et 2013, passant de 44,1 % à 55,6 %.

Défis

  • Capital : Le plus grand  défi en matière de développement de produits et de services est celui de l'accès limité au capital, qui est passé de 65,9 % en 2008 à 73,8 % en 2013.
  • Recrutement et fidélisation du personnel : Les grandes entreprises embauchant plus de 20 ETP sont davantage susceptibles de rencontrer des difficultés en matière de recrutement et de fidélisation du personnel.
  • Ressources humaines : Les chiffres réels ont dépassé les chiffres escomptés : 32,2 % des sociétés prévoyaient une pénurie de personnel qualifié et expérimenté et 14,4 % prévoyaient de ne pas avoir suffisamment de capital pour embaucher et combler cette pénurie. Dans les faits, il s'est avéré que 52,9 % des sociétés ont dû faire face à une pénurie de compétences et 44,2 % d'entre elles ont manqué de capital pour embaucher.
  • Prévisions : Les sociétés prévoient que les plus grosses difficultés à affronter dans les trois à cinq prochaines années seront l'accès limité au capital financier (19,83 %) et la pénurie de compétences pratiques et non académiques (16,53 %).