Compétences essentielles à la réussite professionnelle

Dans cette série en quatre volets, BioTalent CanadaMC examine l’importance des compétences essentielles dans la réussite professionnelle au sein de la bioéconomie canadienne.

Il s’agit des compétences fondamentales, transférables et qui favorisent l’autonomie. Sans compétences essentielles, il est difficile d’acquérir les compétences de plus haut niveau nécessaires à un emploi.

Le gouvernement du Canada a cerné neuf compétences essentielles que les Canadiens doivent posséder, dans une mesure plus ou moins grande, pour bien faire leur travail. Les voici :

  • Lecture
  • Rédaction
  • Calcul
  • Utilisation de documents
  • Pensée critique
  • Technique numérique
  • Communication orale
  • Travail d’équipe
  • Formation continue

Les compétences essentielles et leur importance dans le perfectionnement professionnel sont souvent ignorées. Or, ces compétences présentent pour les travailleurs, débutants ou aguerris, d’innombrables avantages.

BioTalent Canada a rencontré Lester Wood, directeur général des Ressources humaines à BioVectra, afin de comprendre comment les compétences essentielles ont aidé l’entreprise à devenir un employeur de choix et à réussir dans un secteur concurrentiel.

BioTalent Canada : Pourquoi les entreprises du secteur de la bioéconomie canadienne doivent-elles tenir compte des compétences essentielles lorsqu’elles recrutent ou accueillent de nouveaux employés?

Lester Wood : Les compétences essentielles uniformisent les règles du jeu pour tous les employés qui intègrent la main-d’œuvre en biotechnologie, en ce sens qu’ils ont tous les compétences nécessaires pour être productifs et réussir. Avec l’embauche grandissante de travailleurs formés à l’étranger, de personnel issu d’autres secteurs ou d’étudiants pour répondre à la demande du secteur de la biotechnologie, les compétences essentielles occuperont une place de plus en plus importante.

BioTalent Canada : Qu’est-ce qui a poussé BioVectra à participer au projet pilote sur les compétences essentielles de BioTalent Canada?

Lester Wood : BioVectra entretient un partenariat et des relations solides avec BioTalent Canada. La participation à ce projet nous donne l’occasion de combler les lacunes en matière de compétences que nous observons chez les nouveaux employés. À notre avis, BioVectra est l’entreprise idéale pour ce projet pilote en raison de sa croissance marquée et soutenue, mais aussi de la diversité des compétences et de la durée des mandats au sein de sa main-d’œuvre actuelle.

BioTalent Canada : Depuis la participation de BioVectra au projet pilote, avez-vous observé des changements au sein de l’équipe?

Lester Wood : Je crois qu’il est encore trop tôt pour se prononcer sur l’effet du projet à long terme, mais le constat immédiat est que chacun des participants, peu importe ses compétences ou son mandat, en a tiré au moins un apprentissage et pour plusieurs d’entre eux ont été amenés à réfléchir aux compétences qu’ils tenaient pour acquises.

Je m’attends à ce que les nouveaux employés qui suivent la formation en compétences essentielles maîtrisent leurs nouvelles tâches plus rapidement que ceux qui ne la suivent pas. À BioVectra, nous croyons que la formation aura un effet positif sur le nombre de mesures correctives, de mesures préventives et d’écarts au sein du personnel de production et dans les laboratoires.

BioTalent Canada : À votre avis, comment BioVectra intégrera-t-elle la formation en compétences essentielles dans son organisation?

Lester Wood : Je crois que la formation en compétences essentielles fera partie du processus d’orientation des nouveaux employés. Ainsi, chacun aura les compétences de base nécessaires pour partir du bon pied. Je crois aussi que la formation en compétences essentielles rehaussera la qualité de nos activités et réduira le nombre de mesures correctives, de mesures préventives et d’écarts.

BioTalent Canada : Si l’entreprise savait d’avance que certains candidats ont suivi une formation en compétences essentielles, serait-ce un atout? Le processus de recrutement s’en trouverait-il simplifié?

Lester Wood : Si l’entreprise savait que certains candidats ont suivi une formation en compétences essentielles, ces candidats auraient une longueur d’avance sur les autres. L’entreprise aurait moins de doutes sur les connaissances et compétences que ces employés pourraient mettre à profit dès leur premier jour en poste.

L’évaluation des compétences pourrait faire partie du processus de recrutement et se révélerait sans aucun doute utile durant le processus d’orientation.

BioTalent Canada : Quels conseils donneriez-vous aux autres entreprises du secteur de la bioéconomie qui souhaitent inclure une formation en compétences essentielles dans leur processus de recrutement ou d’intégration?

Lester Wood : Bien que les circonstances de chaque entreprise soient uniques, tout comme les compétences de chaque nouvel employé, la formation fournit à tous les mêmes compétences et connaissances de base dont ils ont besoin pour réussir et accroître la valeur de l’entreprise.

BioTalent Canada lancera un programme de formation unique dont l’objectif est de pallier la pénurie de compétences essentielles au sein de la main-d’œuvre du secteur de la bioéconomie. Pour en savoir davantage sur ce projet, rendez-vous à biotalent.ca/BACE.